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jeudi 17 juillet 2008

L'espace du possible

Le temps de mes vacances est arrivé... Youppie! Et comme je vais dans un lieu un peu particulier, je voulais vous le présenter avant de vous quitter...

A l’Espace du possible : vacances en groupe avec soi-même

L’Espace du possible est né en 1977 d’une utopie sociale et individuelle. Un rêve californien, celui d’Yves Donnars, un jeune étudiant en psychosociologie et gestion. Tout juste initié aux psychothérapies humanistes, il cherche à faire vivre les théories qu’il vient de découvrir dans les dynamiques de groupe : potentiel créatif de tout un chacun, recherche d’authenticité dans les relations à l’autre, partage joyeux d’une " liberté réfléchie ". Il désire fonder un lieu alternatif dans un château près de Paris. Par la grâce d’un héritage familial, il se retrouve propriétaire de cet immense terrain sur la côte ouest française.

Une des grandes originalités du lieu : offrir à chacun, la possibilité d’alterner ateliers de développement personnel et ateliers d’activité créatrice. De 8 à 22 heures, se succèdent les activités cerf-volant ou yoga, chant ou zen, brain-gym ou échecs, théâtre, " transe-en-dance " ou Gestalt. " L’été dernier, je me suis initié au tantrisme, raconte Jean-Michel, postier à Lyon. Cette année, j’aborde le shiatsu. Où pourrais-je essayer autant de techniques ? Ça me permet de décider quelle activité je vais approfondir à la rentrée. "

Chaque pensionnaire est invité à concevoir son séjour selon son propre rythme. Mais attention, l’espacien n’est pas un consommateur passif. Passionné par une technique, il peut s’improviser animateur d’atelier. " On n’est pas au Club Med. Ici, le demandeur devient proposant ", précise Yves Donnars, qui croit très fort aux échanges de savoirs, au déclic créatif du vulgus quidam. Le camping alternatif est ainsi devenu un vivier de formateurs en herbe. Comment être sûr, alors, de la qualité et du sérieux d’un animateur ? " On a un public d’initiés, et les nouvelles vont très vite… Si un atelier paraît fumeux, il ne tient pas deux jours ", assure une espacienne de longue date. Mais comme il est dit qu’ici tout est possible, on ne s’étonnera pas de dénicher un stage de " massage et écriture ", ou un atelier de " fabrication d’un piège à rêves, objet traditionnel indien ".

L’espacien donne aussi à la communauté : quatre heures de service hebdomadaire pour le nettoyage des douches et des toilettes, la plonge, l’animation pour les enfants, etc.

L’authentique plutôt que l’esthétique
Une cloche sonne. Les espaciens arrivent pour déjeuner. L’ambiance est bon enfant, un brin débraillée. Blagues de potaches, danse de moukère avec serviette de table autour de la tête… On sent planer comme une envie de se libérer. A table, on échange sur ses expériences du matin. On ne parle pas pastis, pétanque ou bronzette, mais " ici et maintenant ", " projections " et " niveau de vécu ". Les interprétations sauvages fusent.

Ceux qui connaissent les hauts lieux du développement personnel seront surpris de ne trouver ici ni cristallerie, ni vendeurs de gris-gris, ni poseurs spirituels. A l’Espace, tout vernis, tout chiqué semble banni. On est dans le brut de décoffrage, l’authentique, au détriment parfois de tout esthétisme ou des délicatesses d’usage… On ose se dit les choses en face, on exprime ses affects. En ateliers et ailleurs.

Pour preuve, les " grandes oreilles ". Des bénévoles déambulent toute la journée dans le parc, une oreille jaune en pendentif. S’ils ne sont pas thérapeutes, ils sont à même de donner des informations et d’accueillir coups de blues ou trop-plein émotionnel. " Des petites décompensations, quand les barrières protectrices s’effritent, m’explique Bernard. Les gens très “blindés” ne supportent pas. Au bout de deux ou trois jours, ils partent. " Point d’orgue de ces rencontres différentes et intensifiées : le massage. " Ici, c’est le temple du toucher ", résume Daniel. Les ateliers les plus prisés, qui occupent à eux seuls le tiers des salles disponibles, sont ceux où l’on est le plus touché et où l’on touche les autres : Sensitive Gestalt massage, massage assis, shiatsu, etc. " Se faire masser nu au soleil, franchement, quoi de mieux ? " répètent à l’unisson les espaciens.

Si le coeur vous en dit rendez-vous sur leur site pour découvrir l'éventail des possibilités : www.jardiner-ses-possibles.org

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